
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a ouvert lundi 8 décembre 2025 à Lomé le 9ᵉ Congrès panafricain, une rencontre organisée par le Togo en partenariat avec l’Union africaine (UA) et placée sous le thème : « Renouveau du panafricanisme et réforme des institutions multilatérales ». L’événement réunit jusqu’au 12 décembre des délégations venues pays du continent et de la diaspora . Présence de la Vice-présidente de la Colombie, Francia Elena Márquez Mina, figure internationale du panafricanisme et de l’afrodescendance.
Dans son allocution, Faure Gnassingbé a souligné que l’Afrique et sa diaspora se retrouvaient « à nouveau debout, réunies, conscientes de leur puissance et de leur unité ».
Il a affirmé que le renouveau panafricain constituait une nécessité stratégique, que la réforme du multilatéralisme était devenue une exigence, et que la souveraineté africaine passait aussi par la reconquête du narratif et de l’identité du continent.

« Aucune puissance ne s’est affirmée en laissant les autres raconter son histoire », a-t-il indiqué, appelant à transformer les principes défendus à Lomé en « plan d’action africain crédible et unifié ».
L’événement s’inscrit dans le cadre de la Décennie 2021-2031 proclamée par l’Union africaine pour l’histoire des Racines africaines et de la diaspora africaine, et se tient 125 ans après le premier Congrès panafricain organisé en 1900 à Londres.
Dès l’ouverture, le chef du gouvernement a souligné la portée historique de ce rendez-vous : « Ce Congrès n’est pas une commémoration. C’est une réaffirmation. C’est une reconquête. » Selon lui, jamais depuis les indépendances l’Afrique n’a disposé d’un moment aussi décisif pour reprendre la main sur son destin collectif. « L’Afrique n’est plus périphérique. Elle n’est plus silencieuse. Elle est jeune, forte, ouverte au monde et déterminée à ne plus être modelée par d’autres », a insisté le dirigeant togolais.
L’Union africaine a reconnu la diaspora africaine comme la sixième région du continent. Les États africains ont, sans aucun doute, compris l’importance de revitaliser leurs relations avec les diasporas et les peuples d’ascendance africaine. C’est dans cette optique que l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA a proclamé, lors de sa 34ᵉ session ordinaire tenue les 6 et 7 février 2021 à Addis-Abeba, en Éthiopie, la décennie 2021-2031 comme étant la « Décennie des Racines Africaines et de la Diaspora Africaine ».
Gilles OBLASSE




