
À la veille des manifestations annoncées pour les 26, 27 et 28 juin par des activistes de la diaspora togolaise, les femmes de Katanga ont, elles aussi, élevé la voix ce mardi 25 juin 2025 pour affirmer leur désaccord et proclamer leur attachement à la paix, à la stabilité et au développement.
Rassemblées autour de leurs jeunes, elles ont tenu une rencontre de concertation au cours de laquelle elles ont pris une position claire : elles se désolidarisent des appels à manifester et refusent d’être instrumentalisées depuis l’étranger.

Nouagbodji Bébé porte parole des Femmes de Katanga.
« Aucune mère ne veut voir ses enfants envoyés dans la rue pour servir des intérêts qui ne sont pas les leurs. Nous voulons la paix, pas la violence. Et nous disons non aux mots d’ordre lancés par ceux qui ne vivent pas ici », a déclaré la porte-parole du groupe, Nouagbodji Bébé.
Fidèles à leur rôle de piliers de la cohésion sociale, les femmes ont décidé de soutenir pleinement l’opération “Katanga propre”, prévue ce mercredi 26 juin, à l’initiative des jeunes. Beaucoup d’entre elles y participeront activement, notamment en encadrant les activités de nettoyage des lieux publics et en mobilisant les enfants et adolescents à y prendre part.
« Nous n’avons pas besoin de chaos. Nous avons besoin d’eau, de lumière, de marchés propres et d’écoles pour nos enfants. C’est pour cela que nous refusons de suivre ceux qui veulent brûler ce que nous avons mis des années à construire », a martelé une doyenne du quartier.

Par leur engagement, les femmes réaffirment leur rôle fondamental dans la préservation du tissu social et envoient un message fort à toute la nation : la paix est une conquête de chaque jour, et elle commence par le refus de la manipulation et de la violence.
Gilles OBLASSE




