
À l’occasion de l’acte 9 du concept communautaire « Sous le Grand Baobab », initié par Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ, à Adakpamé Kpota-Colas, des jeunes, des femmes, des leaders communautaires et des professionnels se sont rassemblés autour du thème : « Éveil et engagement des jeunes pour un avenir meilleur ». L’événement a placé l’éducation, la santé et la lutte contre les fléaux sociaux au cœur de ses priorités.
L’un des temps forts de cette édition a été la sensibilisation sur le cancer du sein et celui de l’utérus, deux maladies encore trop souvent méconnues ou ignorées dans certaines communautés. Mme d’Almeida, professionnelle de santé invitée pour l’occasion, a mené une intervention marquante :
« Nous avons voulu replacer l’attention à la santé au sein de nos actions communautaires. Ces maladies touchent tout le monde, sans distinction. Il est donc fondamental de sensibiliser toute la population – jeunes, femmes, hommes – et d’encourager le dépistage précoce. »
Au-delà des questions de santé, la lutte contre la drogue a également occupé une place importante dans les échanges. Dans un contexte où les jeunes sont de plus en plus exposés à la consommation de substances nocives, des messages forts ont été délivrés pour éveiller les consciences. Témoignages, discussions et recommandations ont permis de faire le point sur les dangers des stupéfiants et les conséquences sur la santé mentale, l’insertion sociale et le développement personnel.

Les jeunes du quartier Katanga ont particulièrement réagi avec engagement à cette sensibilisation. Profondément touchés par les discussions, ils ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les conseils reçus, en se détournant de la drogue et en devenant eux-mêmes ambassadeurs de la prévention auprès de leurs pairs. Cet élan témoigne du potentiel de transformation que recèle ce type d’initiative ancrée dans la proximité.
Togbui Lanklivi Iᵉʳ a salué cette mobilisation exemplaire. Pour lui, la jeunesse représente le moteur et le socle du developpement :
« Il est de notre devoir, en tant que chefs et leaders de quartier, d’ouvrir un espace où la jeunesse peut s’exprimer, apprendre et prendre ses responsabilités. ‘Sous le Grand Baobab’ est ce lieu d’écoute et de transmission intergénérationnelle. »
Par cet événement, l’initiative a une fois encore démontré sa pertinence. En favorisant la sensibilisation, le dialogue communautaire et l’action collective, elle contribue à bâtir une société informée, responsable et tournée vers l’avenir. L’acte 9 marque ainsi , une nouvelle étape dans l’engagement citoyen au service du développement local.
Gilles OBLASSE




