
Le 9e Congrès panafricain s’est ouvert lundi 8 Décembre 2025 à Lomé sous le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
La rencontre se tient en présence d’afrodescendants venus notamment du Brésil, des Caraïbes et de Colombie, ce dernier pays étant invité d’honneur.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Faure Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo, en présence du représentant de la Commission de l’Union africaine, Amr Aljowaily, de la vice-présidente de la Colombie, Francia Elena Márquez Mina, ainsi que de la représentante des afrodescendants du Brésil, Marina Duarte.

Ce grand rendez-vous qui entend repenser le modèle panafricain et réaffirmer la souveraineté et l’unité du continent noir, regroupe des experts et participants du continent, de la diaspora africaine, des afrodescendants ainsi que de l’ensemble des panafricanistes. Durant cinq jours, les travaux vont se dérouler en commission, en plénière et en panel au cours desquels, les participants débattront sur des thématiques, entre autres, l’Afrique au 21è siècle et vision nouvelle du panafricanisme.
Dans son intervention structurée autour de cinq observations majeures, Faure Gnassingbé a rappelé que le renouveau panafricain est désormais « une nécessité stratégique », dans un contexte global où aucun pays du continent « ne peut affronter seul l’injustice climatique, les crises sanitaires, les fractures technologiques ou la compétition économique mondiale ». Le panafricanisme à promouvoir, a-t-il précisé, doit être « pragmatique et exigeant », fondé sur l’union des peuples, des cultures, des savoirs et des marchés africains.
Il a affirmé que le renouveau panafricain constituait une nécessité stratégique, que la réforme du multilatéralisme était devenue une exigence, et que la souveraineté africaine passait aussi par la reconquête du narratif et de l’identité du continent.
« Aucune puissance ne s’est affirmée en laissant les autres raconter son histoire », a-t-il indiqué, appelant à transformer les principes défendus à Lomé en « plan d’action africain crédible et unifié ».
L’événement s’inscrit dans le cadre de la Décennie 2021-2031 proclamée par l’Union africaine pour l’histoire des Racines africaines et de la diaspora africaine, et se tient 125 ans après le premier Congrès panafricain organisé en 1900 à Londres.
Pour l’ambassadeur, Amr Al Jowaily, représentant de la Commission de l’Union africaine (UA), et la vice-présidente de la République de Colombie, pays invité d’honneur du congrès, Mme Francia Elena Marquez Mina, ce rendez-vous constitue le lieu où l’Afrique s’unit pour agir. Ils ont fait savoir que c’est le lieu où les voix se rassemblent, où les idées s’élèvent, où le destin se clarifie. Ils soutiennent que l’Afrique n’a pas besoin d’être sauvée, mais d’être écoutée et surtout, elle doit être unis parce qu’en restant uni, elle compte. Les deux intervenants ont souligné qu’une Afrique unie, inspire, une Afrique unie, bâtie.
L’un des principaux objectifs de ce 9ᵉ Congrès, qui se tiendra à Lomé, est de réaffirmer la solidarité entre l’Afrique et sa diaspora.
Gilles OBLASSE




