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COSO : des projets à fort impact social pour transformer les cinq premiers cantons de la région des Savanes

L’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) amorce une phase décisive dans la mise en œuvre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO). Au total, 79 sous-projets communautaires ont été sélectionnés pour être réalisés dans les cinq premiers cantons bénéficiaires de la région des Savanes : Goulougoussi, Boadé, Gnoaga, Cinkassé et Timbou. Financée par la Banque mondiale, cette offensive socioéconomique vise à renforcer la résilience et l’inclusion des populations frontalières.

Le choix de la proximité : l’approche DCC

Financé à l’échelle nationale à hauteur de 33 milliards de francs CFA par la Banque mondiale, le projet COSO se distingue par son mode opératoire. C’est l’approche du Développement conduit par les communautés (DCC) qui dicte la manœuvre. À travers cette méthode, les populations ne sont plus de simples spectatrices, mais les artisanes directes de leur propre essor. Ce sont les comités villageois qui identifient, priorisent et gèrent les fonds alloués pour répondre précisément aux réalités de leur cadre de vie.

Un éventail d’infrastructures de basePour cette première vague dans la région des Savanes, les 79 sous-projets retenus s’attaquent de front aux déficits infrastructurels. Les interventions programmées touchent des secteurs vitaux :
• Éducation et santé : Construction et équipement de bâtiments scolaires modernes et d’Unités de soins périphériques (USP).
• Accès à l’eau : Déploiement de forages photovoltaïques pour garantir l’eau potable.
• Économie locale : Aménagement de magasins de stockage, de salles de réunion et de centres communautaires pour dynamiser la vie socio-collective.

Un rempart contre la vulnérabilité

Au-delà du béton et des infrastructures, le projet COSO porte une ambition hautement stratégique : consolider la paix et la cohésion sociale. En investissant massivement dans ces zones frontalières particulièrement exposées aux risques d’extrémisme violent et aux chocs climatiques, l’État togolais et ses partenaires apportent des réponses concrètes à la précarité. Améliorer l’accès aux services sociaux de base devient ainsi le levier principal pour cimenter la stabilité régionale.
Avec ces 79 premiers chantiers pilotés par l’ANADEB, c’est une véritable trajectoire d’auto-prise en charge et d’espoir qui se dessine pour les communautés des Savanes.

Gilles  OBLASSE

 

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