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Un levier stratégique de développement territorial

 

Projet de Cohésion Sociale des Régions Nord du Golfe de Guinée (COSO) s’impose comme un levier stratégique majeur de développement territorial en Afrique de l’Ouest.

Financée par la Banque mondiale, cette initiative sous-régionale regroupe quatre pays : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. Son but est de transformer en profondeur des zones frontalières vulnérables en renforçant leur résilience face aux chocs économiques, climatiques et sécuritaires.
Avec une approche inclusive, participative et multisectorielle, le projet COSO s’impose comme un levier essentiel de cohésion sociale, de renforcement de la gouvernance locale et de développement intégré dans les régions du nord du Togo, confrontées à des vulnérabilités multiples. L’étape suivante consistera à capitaliser sur les acquis pour étendre les actions à d’autres zones fragiles, tout en consolidant les bases d’une gouvernance résiliente et durable.

Avis d’un expert 
«Je suis particulièrement marqué par l’appropriation du projet COSO par les communautés. On voit bien que les populations maîtrisent de bout en bout le processus de mise en œuvre. Cela démontre leur participation active à toutes les étapes du projet.
On constate effectivement que le processus de développement conduit par la communauté (DCC)
constitue une démarche pertinente et impactante pour nos populations. Le défi, désormais, consiste à poursuivre cette dynamique et à l’étendre à d’autres communautés dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). » a souligné Bassiano DOTCHEVI ,
Chef projet à la coordination générale du PURS.

Le projet COSO redéfinit les codes du développement territorial à travers des piliers stratégiques précis :
1. Le Développement Conduit par les Communautés (DCC)

Contrairement aux politiques descendantes classiques, le projet COSO applique l’approche DCC. Ce sont les populations locales elles-mêmes qui identifient, priorisent et gèrent leurs propres sous-projets d’infrastructures (accès à l’eau potable, écoles, pistes rurales, électrification). Ce choix renforce la citoyenneté locale et garantit que les investissements répondent aux besoins réels du territoire.

2. Le désenclavement et l’accès aux services de base

Le développement d’un territoire dépend de la qualité de ses infrastructures. En finançant des centaines d’ouvrages communautaires (marchés modernes, forages, centres de santé), le projet réduit drastiquement les inégalités spatiales. Il améliore la connectivité transfrontalière et permet aux régions du Nord de s’intégrer pleinement dans la dynamique économique nationale. 

3. L’autonomisation économique locale

Le projet COSO stimule l’économie à la base en soutenant activement les Groupements d’Intérêt Économique (GIE), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, et en finançant des activités génératrices de revenus (maraîchage, élevage, unités de transformation). Des milliers d’emplois ruraux sont ainsi créés, fixant les populations sur leur territoire et freinant l’exode rural.

 

Gilles OBLASSE

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