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Projet COSO : Quand l’autonomisation économique transforme nos communautés en leviers de développement

Les régions frontalières ciblées par le Projet de cohésion sociale (COSO) connaissent une transformation économique profonde. Portée par une approche de développement conduit par les communautés (DCC), cette initiative appuyée par la Banque mondiale ne se contente plus de bâtir des infrastructures : elle impulse une véritable dynamique d’autosuffisance financière. Dans ces localités, l’appel est désormais clair : chaque opportunité créée doit devenir un levier d’autonomie pour le bien-être des familles et l’essor de l’économie locale.

Saisir les opportunités pour briser la précarité

Longtemps freinées par l’isolement géographique et des défis multidimensionnels, les zones bénéficiaires du projet COSO découvrent un nouveau souffle. Grâce à la réhabilitation des marchés ruraux, à l’aménagement de pistes et au soutien direct aux Groupements d’Intérêt Économique (GIE), le projet injecte les outils essentiels à l’émergence d’une économie de proximité solide.
Ces investissements structurels ouvrent de nouvelles perspectives entrepreneuriales. Pour les populations, il ne s’agit plus seulement de recevoir de l’aide, mais de participer activement à la création de richesse. « Les opportunités économiques créées dans nos communautés doivent devenir des leviers d’autonomie et de développement », rappellent les acteurs de terrain. C’est une invitation pressante adressée aux jeunes et aux femmes à s’approprier ces acquis pour diversifier leurs sources de revenus.

Créer de la valeur au bénéfice de la cellule familiale

L’impact de cette autonomisation se mesure d’abord au sein des foyers. Lorsque les femmes gèrent avec succès des coopératives agricoles ou que de petites entreprises locales se développent, c’est l’ensemble du tissu social qui se stabilise. Les gains générés se traduisent par un meilleur accès à l’éducation, à la santé et à une alimentation de qualité pour les enfants.
En stimulant la production et le commerce local, le projet COSO transforme la vulnérabilité en résilience face aux chocs économiques ou climatiques. Chaque activité lancée, chaque emploi créé à la base vient consolider la cohésion sociale et détourner les communautés des risques de fragilité.

Pour rappel, le projet COSO est une initiative régionale visant à renforcer la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les pays du Golfe de Guinée, dont le Togo. Dans le pays, l’initiative, appuyée par la Banque mondiale, opère dans 40 cantons frontaliers, principalement dans la région des Savanes, avec quelques interventions dans les régions de la Kara et Centrale, sous l’exécution de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).

Gilles OBLASSE

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