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 COSO, l’empreinte de l’invisible : quand la cohésion sociale bâtit l’avenir des communautés

 Au-delà des bétons et des pistes aménagées, c’est une révolution silencieuse qui redessine le visage du nord du Togo. Porté par le Gouvernement togolais et la Banque mondiale, à travers l’ANADEB, le projet COSO (Cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée) prouve que le développement durable ne se mesure pas seulement en infrastructures, mais en capital humain et en solidarité.

Un ancrage au plus près des réalités locales

Dans les régions septentrionales du pays  notamment dans la région des Savanes, de la Kara et de la Centrale , les populations font face à des défis complexes mêlant pressions climatiques, besoins socio-économiques et impératifs de sécurité. Face à ces vulnérabilités, l’approche du projet COSO repose sur un principe fort : le Développement Conduit par les Communautés (DCC).
Ici, ce ne sont plus des décisions imposées d’en haut, mais les habitants eux-mêmes  réunis en structures locales et coopératives qui identifient leurs besoins prioritaires, de la construction d’un marché à la gestion des ressources locales.

Les femmes et les jeunes aux commandes

L’un des traits les plus frappants de cette dynamique en 2026 est la prise de pouvoir économique et sociale par les femmes. Dans la région des Savanes et ailleurs, à travers la gestion de coopératives et d’activités génératrices de revenus, elles s’imposent comme les véritables cheffes d’orchestre de la résilience locale. En s’organisant, elles renforcent non seulement l’économie de leur ménage, mais tissent aussi un filet de sécurité qui protège l’ensemble du village contre les soubresauts extérieurs.

L’infrastructure n’est qu’un point de départ

Comme le souligne l’esprit du projet : « Les infrastructures sont la partie visible du changement. Le véritable héritage du projet COSO réside dans des communautés capables de décider ensemble, d’entreprendre ensemble et de préserver ensemble leur patrimoine ».
Un marché construit, un point d’eau aménagé ou une piste réhabilitée ne durent que si la communauté qui les utilise sait les entretenir collectivement, résoudre ses conflits en interne et planifier l’avenir de sa jeunesse. En investissant dans cette alchimie humaine, l’État togolais et la Banque mondiale ne posent pas seulement des pierres : ils scellent un pacte de paix et de confiance durable.

Vers un modèle pérenne

À l’horizon 2027, l’empreinte du projet COSO rappelle une vérité fondamentale de l’action publique : la transformation d’un territoire commence par la restauration du lien social. Ce que l’on ne voit pas — la parole rendue aux sages, l’assurance d’une mère de famille, la confiance rétablie entre voisins — est précisément ce qui restera lorsque les chantiers seront achevés.

Gilles  OBLASSE

 

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