
Lomé accueille depuis lundi 28 septembre 2026 un atelier régional du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne Plus (SWEDD+). Pendant quatre jours, des représentants de dix pays d’Afrique subsaharienne, des leaders religieux et traditionnels, des experts et des partenaires techniques travaillent sur les outils destinés à renforcer les actions en faveur des filles et des femmes.

Les échanges portent principalement sur la révision et la validation des outils de Communication pour le Changement Social et Comportemental (CCSC). L’objectif est de disposer d’un cadre commun pour les actions de sensibilisation conduites auprès des communautés, tout en tenant compte des réalités sociales et culturelles propres aux différents pays.
La rencontre accorde une place particulière aux autorités religieuses et coutumières, considérées comme des relais importants auprès des familles et des communautés. Leur implication est notamment recherchée dans les actions relatives à la scolarisation des filles, à la prévention des violences basées sur le genre, à la protection et à l’autonomisation des femmes.
Des outils pour agir au plus près des communautés
Les participants examinent notamment un guide régional destiné à encadrer les interventions de communication et de sensibilisation. Le document doit être enrichi par les contributions des leaders communautaires avant sa validation.
Les outils pourront servir dans différents espaces de sensibilisation, notamment les prêches, les dialogues communautaires, les émissions radiophoniques, les actions de plaidoyer ou encore l’orientation des populations vers les services compétents.
Pour Dandonougbo Yevessé, coordonnateur opérationnel du SWEDD+ Togo, l’enjeu est de construire une dynamique régionale capable d’accompagner les actions en faveur des jeunes filles, notamment dans le milieu scolaire, mais également de mesurer les résultats obtenus.

La scolarisation constitue en effet l’un des axes importants des discussions. L’implication des responsables religieux et traditionnels doit contribuer à agir sur certains facteurs sociaux susceptibles de favoriser l’abandon scolaire et à créer un environnement plus favorable au maintien des filles à l’école.
La représentante résidente de l’UNFPA, Elise Kakam, a pour sa part souligné l’importance de la parole des leaders communautaires. « La voix de nos leaders religieux et traditionnels sauve des vies », a-t-elle déclaré, en insistant sur la confiance dont bénéficient ces acteurs au sein des communautés.
Une approche régionale
L’atelier réunit les unités de gestion des projets SWEDD+, des experts ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’UNFPA et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS). Cette rencontre doit contribuer à harmoniser les approches et les outils de communication utilisés dans les différents pays concernés.
Au Togo, le SWEDD+ intervient notamment dans des domaines liés à l’éducation des filles, leur protection et leur autonomisation. Le programme accompagne également des actions destinées à améliorer les perspectives économiques et sociales des femmes et des jeunes filles.
La rencontre de Lomé s’inscrit ainsi dans une approche qui associe éducation, protection, santé et autonomisation. La validation des outils CCSC doit permettre de renforcer le rôle des leaders religieux et traditionnels dans les actions conduites auprès des communautés. La clôture des travaux est prévue jeudi 1er octobre 2026 à Lomé.
Gilles OBLASSE




