
C’est en présence des autorités locales, alphabétiseurs, bénéficiaires et de plusieurs invités. Les activités ont été pilotées par le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.
La situation des enfants hors de l’école constitue également un sujet de préoccupation. D’après les résultats du 5ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 5), 141 757 enfants âgés de 9 à 14 ans sont hors de l’école formelle au Togo, dont plus de 73 000 filles.
Face à ces défis, le Gouvernement entend poursuivre et renforcer ses actions en faveur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. Des outils stratégiques et pédagogiques sont développés afin d’améliorer la qualité des programmes et de mieux répondre aux besoins des apprenants.
Placée sous le thème « L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité », la cérémonie a mis en évidence les efforts engagés pour réduire l’analphabétisme et renforcer l’éducation non formelle.

A l’apothéose de la Journée internationale de l’alphabétisation, le 17 septembre 2026, à Akato, dans la préfecture du Golfe, la ministre des Solidarités, Martine Moni Sankarédja, a souligné la nécessité de renforcer les actions en faveur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, évoquant que 29,2 % des personnes âgées de 15 ans et plus sont encore analphabètes dans le pays.
Pour la ministre, l’analphabétisme « demeure une source d’inégalité entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, entre garçons et filles, entre employeurs et travailleurs, entre acheteurs et vendeurs ». Elle a ainsi invité à considérer l’alphabétisation comme un investissement qui va bien au-delà de la capacité à lire, à écrire ou à compter, en favorisant l’accès à l’information, l’autonomie, la participation économique et la réduction de la pauvreté.
La ministre Martine Moni Sankarédja a appelé à intensifier les actions, rappelant que 29,2 % des personnes de 15 ans et plus restent analphabètes. Elle a présenté l’alphabétisation comme un investissement favorisant l’accès à l’information, l’autonomie, la participation économique, l’amélioration de la santé et la réduction de la pauvreté. Elle a également insisté sur l’adaptation des compétences aux transformations numériques et à l’intelligence artificielle.
Parmi les mesures annoncées figurent l’actualisation de la stratégie nationale et des curricula, la production de manuels pour apprenants et alphabétiseurs, ainsi que la mise en œuvre du Projet d’appui à l’alphabétisation fonctionnelle des femmes. La ministre a encouragé les apprenants à persévérer et à briser la barrière de l’analphabétisme.

La cérémonie d’Akato a permis de mettre en lumière les acquis des femmes alphabétisées, à travers des exercices de lecture et de calcul. Des sketchs ont permis de mettre en scène les conséquences de l’analphabétisme dans la vie quotidienne. La célébration a enfin été marquée par la remise des prix, accompagnés d’une enveloppe financière d’encouragement aux lauréates des concours, tandis que des apprenantes ont reçu leurs attestations de fin de formation.
Pour Mme Sitsopé Afiwa Kétékré, apprenante au quartier Logoté, cette formation représente un véritable parcours de progrès : « Au début, ce n’était pas facile pour moi, mais avec un peu d’efforts, j’y suis arrivée, aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de choses que je dois apprendre et je vais continuer ».
La bénéficiaire Ablavi Dossou témoigne également du changement : « Au début, je ne savais ni écrire, ni calculer, ni même lire. Maintenant, je sais écrire, calculer, composer les numéros et même rédiger une lettre ». Elle encourage les autres femmes analphabètes à « faire beaucoup d’efforts » pour suivre le même parcours.
La cérémonie a aussi valorisé les acquis des femmes à travers des exercices de lecture, de calcul et des sketchs. Des prix et enveloppes d’encouragement ont été remis aux lauréates, tandis que des attestations ont été délivrées aux apprenantes.
Selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, 70,8 % des personnes âgées de 15 ans et plus savaient lire et écrire en 2021. Les disparités entre hommes et femmes, zones rurales et urbaines, ainsi qu’entre régions, demeurent toutefois importantes. Par ailleurs, 141 757 enfants de 9 à 14 ans sont hors du système scolaire, selon le RGPH.
Gilles OBLASSE




